La lutte contre l’ambroisie mobilise chaque année de nombreux acteurs en France. Retrouvez ici un bilan statistique de la surveillance et de la gestion associée à la Plateforme de signalement !
Les données clés :
En 2025, les utilisateurs ont réalisés plus de 6400 signalements sur la plateforme de signalement entre janvier et novembre. Ce chiffre est en diminution par rapport à 2024, année durant laquelle la plateforme avait enregistré 8 000 signalements sur la même période. Les équipes de l’Observatoire des espèces à enjeux pour la santé humaine de FREDON France analysent actuellement plusieurs hypothèses pour expliquer cette baisse, sans qu’aucune ne soit encore confirmée. L’absence d’un support en ligne destiné aux utilisateurs de la plateforme pendant une partie de l’année 2025 a très probablement eu un impact. En effet, FREDON France n’a repris les missions de support mail ou téléphonique qu’en septembre 2025.
Périodes de signalements
Comme chaque année, la majorité des signalements a été effectuée en août, période correspondant à la floraison de l’ambroisie et donc à son pic pollinique. C’est également le moment où la plante produit ses graines. Idéalement, il faudrait que ce pic intervienne plus tôt dans la saison : pour l’ambroisie, une gestion efficace est une gestion précoce. En effet, intervenir avant la floraison permet d’éviter la production de pollen allergisant et d’empêcher la dissémination des graines. Ainsi, plus un signalement est réalisé tôt dans l’année, plus les référents ont de chances de pouvoir agir à temps.
Toutefois, il est à noter qu’aucun signalement, même tardif dans la saison, n’est inutile. En effet, ils contribuent à aider les référents à repérer les zones à risque pour les saisons suivantes, et ainsi anticiper une gestion précoce.
En cas d’intervention durant le pic pollinique, il est recommandé de porter un masque afin de limiter l’inhalation de pollen.

Où sont-elles signalées
Les utilisateurs signalent l’ambroisie majoritairement en Auvergne-Rhône-Alpes, région historiquement la plus touchée par cette espèce invasive. Il y a également un nombre croissant de signalements dans les régions voisines : Bourgogne-Franche-Comté, Occitanie et Nouvelle-Aquitaine.
Sur la carte de droite, vous pouvez voir l’ensemble de signalements d’ambroisie, tout statuts de validation inclus.


Les utilisateurs signalent l’ambroisie majoritairement dans des parcelles agricoles (50%) ou en bords de route (25%).
On constate également que les foyers détectés en parcelles agricoles sont les plus denses. L’enjeu pour le secteur agricole est donc crucial du fait des pertes avérées et potentielles de production ainsi que les enjeux de santé publique que ce soit pour les agriculteurs ou bien les populations à proximité.

Le traitement des signalements
Les référents ont pris en compte presque 70 % des signalements, et ont notamment validé et détruit près d’1/3 des signalements totaux. Ces chiffres montrent l’ampleur des efforts engagés sur le terrain pour vérifier et gérer l’ensemble des signalements. La part de 32% des foyers reconnus mais non détruits reste un défi qui souligne la complexité que pose la gestion de l’ambroisie même lorsque les référents l’identifient.

Une alliée qui se développe
En 2023, l’Observatoire des ambroisies annonçait la première détection en France de la Chrysomèle de l’ambroisie, prédateur spécifique de l’Ambroisie à feuilles d’armoise. Vous pouvez aider à identifier l’espèce en remplissant le champ « l’ambroisie est-elle grignotée ? » lors d’un signalement sur la plateforme.
Les utilisateurs ont ainsi signalé la chrysomèle Ophraella communa plus de 80 fois, et son expansion vers le sud se confirme grâce aux vérifications que réalisent des instituts de recherche comme l‘INRAE ou des agents de FREDON régionales.








